La prison de l’amour
Ô pure beauté, sacrée reine du désir!
Ô mon amour, mon geôlier, mon élixir !
Libère les sujets du royaume assiégé,
Est-il roi celui qui marche esseulé?
* * *
Dis à l’éclat éblouissant de ta blancheur,
À la magie de ta marche sur mon doux cœur,
Aux ivres tresses basculant ma destinée,
De secouer l’émoi de ma vue pétrifiée.
* * *
Dis à ta bouche source de vin et liqueur,
À tous les miels qui épicent ta sueur,
Et aux délices de tes lèvres révoltées,
De renverser mon écuelle d’avidité.
* * *
Dis aux voyelles qui trahissent ta pudeur,
Aux verbes ardents que conjugue ta candeur,
À la chanson de tes soupirs, énoncée,
De chuchoter dans mes oreilles surdité.
* * *
Dis à la taille souple et soyeuse de ta chair,
Puis au satin qui enveloppe ta chaleur,
Et au coton de tes postures enflammées,
De rendre les ailes à mes mains, dérobées.
* * *
Dis au parfum hypnotisant de ta fraîcheur,
Au musc secret de ton coup long et charmeur,
Puis au zéphyr de ton passage embaumé,
De bien quitter les pauvres filtres de mon nez.
*
Tags: amour, Passion, Poèmes
Related posts (automagically generated):



Comments
c’est fort et tendre a la fois
particulierement original
triste et froid
particulierement couvert de douleur
c’est calme et reflechie
particulierement beau
c’est la passion et un cris
particulierement elle attend un coup de fil
pour lui dir tous sa
c’est sur elle vous aime
Nathalie raconte des conneries , un conseil de “vieux” routard , ne t’attache pas à la beauté du mot et du geste(ça c’est beau pour le foot) en poésie c’est la dimension méthapysique qui compte , rendre l’invisible profane ,dénoncer aussi l’autre dimension de la saleté , la crade , la laideur .Casimodo aussi avait une face belle et cachée , un coeur qui bat , un oeil qui luit , un sexe qui parjure.Je te dis cela parcequ’au fond je déteste le corporatisme poétique et la facilité, le collage des mots, j’ai bien lu tes poémes et ils ne m’ont même pas énervé , ils sont ridicules par rapport à la profondeur de tes textes , ce genre de poésie studieuse , euphorique avec ses ralents de soufisme et de babacoolisme c’est bien vrai peut remplir l’espace , mais ce n’est pas le rôle de la poésie de “grifonner”les mots , de les caresser dans le sens du poil , elle , elle les viole , les violente , les fait droper à mort, les fout sur le trottoir et les fait bosser , pire que ROKFELLER avec ses ouvriers esclaves.Ce genre de poésie n’a aucune adresse , c’est comme si la bonté , la beauté , l’Homme étaient éternels , comme si on pouvait mettre le vent en symphonie , le bonheur en équation et la mort sur une portée.La poésie est dans la façon de ne pas renoncer à ses propres projections , et si c’est possible de chipper celles des autres.http://bijujunior.blogspot.com/
Leave a Comment